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Myriam (Suisse)
Chapitre Quatre : Suivi du
traitement
Nous avons fini par chercher un autre
gynécologue. Cette fois-ci, je voulais une femme médecin et ayant
également une compétence en matière de FIV. Et avec elle, les
choses ont finalement commencé à évoluer rapidement (j’avais déjà
30 ans). Une hystérographie, une cœlioscopie et une hystéroscopie
ainsi que des examens supplémentaires détaillés de mes hormones (et
de celles de mon mari réalisés par un urologue) n’ont révélé aucun
problème. Je commençais presque à souhaiter qu’ils trouvent enfin
une anomalie. Mais tout semblait normal. J’avais souvent peur qu’il
s’agisse d’un problème psychologique et j’ai consulté un psychiatre
pour cette raison. Mais ces consultations m’ont beaucoup aidée. Je
suis devenue beaucoup plus calme et moins encline à me blâmer pour
tout. Heureusement, tous ces problèmes nous avaient rendus mon mari
et moi encore plus proches l’un de l’autre, mais cela me faisait
tout de même du bien d’avoir quelqu’un d’autre avec qui discuter de
la situation.
Avec le temps, j’avais de plus en plus confiance
en mon médecin. Nous avons réalisé trois inséminations, toutes
malheureusement sans succès. Notre médecin nous a donc recommandé
une FIV.
Mon mari et moi avons eu quelques consultations
avant d’être tout à fait sûrs que nous voulions suivre cette voie.
Nous nous sommes encore fait plaisir avec un voyage de 3 mois, puis
avons commencé le premier cycle de FIV en janvier
2002.
Le long traitement hormonal, l’ovule qui a
d’abord refusé de se développer, et les fréquentes absences de mon
travail constituaient une charge émotionnelle particulièrement
pénible ; j’étais donc heureuse de pouvoir consulter mon
psychiatre.
Physiquement, tout c’est bien passé, et huit
ovules ont été prélevés dont six ont été fécondés. Deux d’entre eux
ont été réimplantés et le reste congelé.
Puis est venu le grand jour du transfert : mon
mari et moi-même étions d’une certaine façon vraiment euphoriques.
Au moins les chances étaient élevées à nouveau (20 à 25
%).
C’était bon de savoir que nous avions encore
quelques ovules fécondés congelés pour la prochaine
tentative.
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