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Aspect financier
Jusque récemment, le coût des traitements de
l’infertilité ne pesait pas lourdement sur les budgets de santé
nationaux étant donné le nombre limité de traitements qui étaient
disponibles. Cependant, deux facteurs essentiels ont
considérablement accru, de nos jours, la charge financière imposée
aux systèmes de santé :
- L’arrivée de la procréation médicalement
assistée (AMP), qui a permis de traiter les couples atteints
d’hypofertilité en beaucoup plus grand nombre
- L’augmentation des attentes des couples et
l’impression croissante (en particulier dans les pays
industrialisés) qu’avoir des enfants est un
« droit »
Dans les pays où le financement des soins est privé, la possibilité
d’accès à ces traitements dépend surtout de la capacité du couple à
payer et la plupart des compagnies d’assurance et autres sociétés
de couverture maladie prennent en charge de façon très restreinte
les frais de traitement de l’infertilité.

Dans les pays bénéficiant d’un système de santé nationalisé ou
d’une assurance maladie publique, l’apparition de la AMP a
confronté les responsables à de vrais dilemmes s’agissant des
budgets à allouer à cette technique, les fonds dédiés à la santé
étant déjà limités. L’arrivée de traitements tels que la FIV
(fécondation in
vitro) ou l’ICSI (injection intra-cytoplasmique de
spermatozoïdes) fait en elle-même croître la demande en matière de
traitement de l’infertilité car les couples qui pensaient
auparavant ne pas pouvoir être aidés se voient désormais offrir une
chance que leur désir d’enfant devienne réalité. La plupart des
villes d’Europe et des autres pays industrialisés disposent
aujourd’hui de cliniques privées sophistiquées, spécialisées dans
les problèmes d’infertilité.
Il reste, pour les gouvernements et les systèmes de soins publics,
à savoir quelle attitude adopter vis-à-vis des personnes n’ayant
pas les moyens financiers de payer :
- Le remboursement total des frais médicaux
liés à l'infertilité.
- Le remboursement partiel : le système de
santé risque alors d’être accusé d’offrir « une médecine à
deux vitesses : la médecine des pauvres et la médecine des
riches ».
Un équilibre doit être trouvé entre le
financement des traitements de l’infertilité et les besoins en
progrès technologiques et thérapeutiques dans d’autres domaines de
la médecine.
L'allocation des fonds publics au financement des traitements de
l’infertilité varie considérablement d’un
pays à l’autre , si ce n’est même d’une région à
l’autre au sein de certains pays. Dans certains pays, les autorités
sanitaires ont pris la décision choquante de ne pas financer du
tout les traitements de l’infertilité : ceci signifie que la
possibilité d’accéder ou non au traitement peut dépendre simplement
de l’endroit où habite le patient. Dans d’autres cas, les budgets
sont plafonnés : ceci implique que si l’infertilité est
diagnostiquée trop tardivement au cours de l’année fiscale, le
couple peut être obligé d’attendre l’ouverture du budget suivant
pour pouvoir être reçu en consultation.
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